Maroc : la RSE en progrès

Malgré le faible nombre de rapports RSE publiés dans le royaume, le Maroc est un des pays africains les plus engagés en Responsabilité Sociétale des entreprises (RSE). Depuis la COP 22 à Marrakech, les entreprises marocaines s’engagent progressivement à rendre transparentes les préoccupations à la fois économiques, sociales et environnementales dans leurs pratiques de gouvernance et de dialogue avec leurs parties prenantes. Le degré d’intégration de la RSE dépend encore beaucoup de la taille de l’organisation et les grandes entreprises, souvent filiales de groupes étrangers, sont davantage enclines à traduire leurs engagements en stratégie RSE, actions sur le terrain et en reporting extra-financier. Bien souvent, par ailleurs, les pratiques se limitent au minimum et en alignement avec une conformité légale.

Dans le cadre de son programme d’accompagnement des entreprises, Maroc PME finance les PME désirant obtenir le Label RSE de la CGEM. Le Label CGEM pour la RSE est une distinction par laquelle la CGEM reconnait l’engagement des entreprises en matière de RSE et son intégration dans leur stratégie managériale et leurs opérations quotidiennes. Le référentiel du Label CGEM est la charte de responsabilité sociétale de la CGEM. Un club des entreprises labellisées RSE par la CGEM a été créé en 2011 à l’initiative de la Commission RSE & Label de la Confédération. Il rassemble la communauté bénéficiaire du Label RSE.

L’institutionnalisation de la RSE au plus haut sommet de l’Etat demeure indispensable pour intégrer la dimension sociétale au niveau des stratégies sectorielles publiques et pour impliquer davantage les PME marocaines, (95% du tissu économique national). Il est donc important que les patrons de PME comprennent tout l’enjeu de la création de valeur sociétale, comme levier de différenciation sur les marchés. L’adaptation de la RSE aux spécificités locales et culturelles constitue un challenge pour le Maroc, à travers la mise en place d’actions régionales coordonnées entre les gouvernements, les entreprises locales et la société civile. In fine, la RSE est aujourd’hui un levier de performance pour les entreprises contribuant ainsi à pérenniser leur modèle d’affaires à long terme, tout en fidélisant leurs clients, collaborateurs et partenaires et en renforçant leur capital image et réputation. A l’avenir, la RSE constituera un avantage concurrentiel pour les entreprises afin de se démarquer dans un contexte où la contribution aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies devra être explicitée et clarifiée, dans le cadre d’un reporting pertinent et efficace.

Panorama des pratiques RSE au MAROC

Participez à cette courte enquête dont les résultats seront publics. https://lnkd.in/giGHiwj

(Confidentialité assurée sur les résultats de chaque entreprise, nous ne publierons que les résultats macro sous forme de tendances).

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NOS IMPLANTATIONS

FRANCE

Siège social : 19 chemin des vignes 78990 ELANCOURT

Bureaux : 1 avenue de l’Atlantique, 91940 LES ULIS (France)

MAROC

Angle Bd Abdelmoumen & rue soumaya, résidence Shehrazade, 3,

Appt 22, étage 5, Casablanca 20000 (Maroc)

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ODD : Cadre croissant d’évaluation des agences de notation ESG et des investisseurs

L’importance croissante des critères ESG dans les décisions d’investissement conduit les régulateurs à vouloir mieux encadrer la notation extra-financière qui s’est développée sans régulation jusque-là. Dans son plan d’action sur la finance durable, la Commission européenne souhaite étudier l’opportunité d’une modification du règlement sur les agences de notation de crédit qui imposerait à ces dernières d’intégrer explicitement les facteurs de durabilité dans leurs évaluations. Par ailleurs, elle prévoit de faire une étude exhaustive du marché de la notation ESG en 2019, notamment sur les méthodes utilisées, la qualité de la recherche et l’indépendance de ces prestataires de recherches/notations.

Un développement significatif des investissements durables et responsables (ISR) a eu lieu au cours des dix dernières années et la notation ESG ou extra-financière s’est fortement répandue avec l’émergence et les fusions d’agences de notation ESG. Ce processus de concentration leur a permis d’élaborer des stratégies plus larges et intégrées, considérant que la durabilité est un concept multidimensionnel. Le changement a conduit à la structuration d’équipes de travail plus professionnelles, multidisciplinaires et multiculturelles et à l’extension de la portée géographique et sectorielle. Chaque agence de notation ESG utilise sa propre méthodologie d’évaluation, stratégie de différenciation mais qui peut être assortie d’un manque de transparence. Les agences de notation ESG ne proposent pas d’informations complètes et publiques sur les critères et le processus d’évaluation mis au point pour évaluer la performance extra-financière des entreprises. Les agences de notation ESG peuvent mesurer le même concept de différentes manières et on peut noter un manque de cohérence.

Sur le marché de la notation extra-financière, des rapprochements témoignent de la disparation progressive du marché de structures de petite taille au profit de grands acteurs.

Aujourd’hui, quels sont les majors de la notation ESG ?

  • GROUPE MSCI
  • Depuis 2007, absorption des entités ISS, INNOVEST, KLD par RISKMETRICKS lui-même racheté en 2010 par MSCI (Morgan Stanley Capital International).
  • En 2013, MSCI acquiert InvestorForce et en 2014, GMI Ratings
  • GROUPE ROBECOSAM
  • 2016, ROBECO achète SAM créé en 1995
  • GROUPE VIGEO
  • EIRIS créé en 1983 rejoint VIGEO en 2015 dans le cadre d’une fusion
  • 2019, Vigeo Eiris devient l’actionnaire majoritaire de Moody’s Investors Service
  • NOUVEAU GROUPE ISS
  • 2017, ISS acquiert la division finance climat de la société de South Pole.
  • 2018, ISS a acheté oekom research AG (devenu ISS-Oekom).
  • GROUPE SUSTAINALYTICS
  • 2003, SIRI intègre SUSTAINALYTICS
  • 2017, Morningstar prend 40% de Sustainalytics.
  • GROUPE THOMSON REUTERS
  • THOMSON REUTERS crée ASSET4
  • 2018, lancement de REFINITIV en association avec BLACKSTONE

Matérialité des enjeux ESG

L’évaluation de la matérialité des risques a différé entre les modèles financiers (rétrospective) et extra-financiers (prospective). Cependant, L’appréciation financière du risque climat fait émerger de nouveaux modèles basés sur la « matérialité » financière de dimensions sociétales (économique, sociale, environnementale ou de gouvernance) sur le long terme.

Le scoring des entreprises sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) est le nouvel outil sur lequel travaillent les grandes agences en s’appropriant, chacune à leur manière, les 17 ODD et leurs 169 cibles. La notation extra-financière s’adapte aux nouvelles attentes des investisseurs en quête d’impact positif en finance durable.

Les ODD : un cadre pour plus de transparence et cohérence ?

Au cours des dernières années, le développement durable est devenu un objectif stratégique pour les entreprises et gouvernements et depuis le lancement des objectifs de développement durable des Nations unies (ODD) en 2015, la La communauté dispose d’un nouveau cadre pour traiter les problèmes mondiaux les plus urgents.

Le lancement des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies en 2015 a clairement montré que la communauté mondiale des pays dépend fortement du secteur privé pour résoudre certains des problèmes les plus urgents auxquels le monde est confronté. Les entreprises et les investisseurs institutionnels sont invités à contribuer aux objectifs de développement durable par le biais de leurs activités commerciales, de leur allocation d’actifs et de leurs décisions d’investissement.

Les discussions qui se déroulent depuis le lancement des objectifs de développement durable ont tendance à se concentrer sur la manière dont les investisseurs peuvent contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable. Mais il est souvent trop facile de considérer comme acquis que les investisseurs sont déjà convaincus de le faire. Le dossier d’investissement des ODD tente de répondre à la question suivante: Pourquoi les ODD sont-ils pertinents pour les investisseurs institutionnels? Il explique ce que sont les ODD, pourquoi on s’attend à ce que les investisseurs apportent leur contribution, puis explique pourquoi les investisseurs devraient vouloir.

Depuis le lancement des Principes pour l’investissement responsable en 2006, le préambule de ces principes stipule: « Nous reconnaissons que l’application de ces principes peut mieux aligner les investisseurs sur les objectifs plus larges de la société ». Jamais auparavant ces « objectifs plus larges de la société » n’avaient été plus clairement définis que dans les ODD. Tous les pays du monde se sont mis d’accord sur un programme de développement durable couvrant trois grands domaines – développement économique, social et environnemental – et comprenant 17 objectifs mondiaux, développés en 169 objectifs à atteindre d’ici 2030.

Les ODD constituent finalement le premier cadre généralement accepté qui définit les objectifs plus larges de la société, et l’ODD 17 indique clairement que la communauté internationale a besoin de mobiliser les investisseurs. Aussi les investisseurs veulent savoir comment leur contribution aux ODD les aidera à s’acquitter de leurs responsabilités et à répondre aux attentes des clients en matière de rendements corrigés du risque. Ils s’interrogent sur la façon de considérer les ODD comme pertinents pour leur stratégie d’investissement, politique, répartition de l’actif, décisions d’investissement et propriété active ?

Nous regroupons la pertinence des ODD pour les investisseurs responsables en cinq points argumentaires :

1- Un cadre de développement durable convenu à l’échelle mondiale

Les ODD présentent les problèmes de développement durable les plus pressants au monde, comme un cadre de développement durable convenu à l’échelle mondiale. Les ODD peuvent aider les investisseurs à comprendre les tendances liées à l’activité d’investissement et à leurs obligations fiduciaires.

2- Les macro risques fragilisent la santé économique mondiale

Les grands investisseurs institutionnels sont des «propriétaires universels» et leurs portefeuilles à long terme diversifiés sont représentatifs des marchés financiers mondiaux, ce qui rend leur rendement des investissements très dépendant de la la bonne santé de l’ensemble de l’économie. Ils peuvent donc améliorer leur performance financière à long terme en agissant de manière à encourager des économies et des marchés durables.

Si les objectifs de développement durable ne sont pas atteints, cela affectera dans une certaine mesure tous les pays et tous les secteurs et, en tant que tel, créera des risques macro-financiers. Les portefeuilles de propriétaires universels sont inévitablement exposés à ces risques économiques croissants et généralisés, qui sont en grande partie causés par les sociétés et autres entités dans lesquelles ils ont investi.

3- Les macro opportunités de croissance économique mondiale

La réalisation des objectifs de développement durable constitue un facteur clé de la croissance économique mondiale, ce que tout investisseur à long terme reconnaîtra comme la principale source structurelle de rendement financier: à long terme, la croissance économique est le facteur fondamental de la croissance des revenus et des bénéfices des sociétés, générant des rendements d’actions et d’autres actifs.

4- Les micro risques: les ODD en tant que cadre de risque

Au cours des 10 dernières années, l’investissement responsable est passé d’une approche principalement axée sur l’exclusion à une approche axée sur l’identification de sociétés capables de gérer efficacement les risques et les opportunités liés aux facteurs ESG. Les défis mis en avant par les ODD montrent qu’il existe des risques réglementaires, éthiques et opérationnels très spécifiques qui peuvent avoir une incidence financière importante sur tous les secteurs, entreprises, régions et pays.

À l’avenir, une part importante des coûts externes actuels, tels que les atteintes à l’environnement ou les troubles sociaux, pourrait être imputée aux comptes des entreprises. L’incertitude entourant le moment et l’ampleur de cette internalisation est un élément essentiel du paysage de risque global auquel les investisseurs sont confrontés. Les ODD et les objectifs sous-jacents constituent un moyen commun de référencer l’évolution vers un monde plus durable et peuvent ainsi renforcer les cadres de risque ESG des investisseurs.

5- Les micro opportunités : les ODD en tant que cadre d’allocation de capitaux

Les entreprises qui évoluent dans le monde entier vers des pratiques, produits et services commerciaux plus durables offrent de nouvelles opportunités d’investissement. Si les investisseurs estiment que la fourniture de solutions aux problèmes de développement durable offrent des opportunités d’investissement intéressantes, ils peuvent mettre en œuvre des stratégies d’investissement qui ciblent explicitement les thèmes et les secteurs des ODD. Des opportunités sont disponibles dans la plupart des classes d’actifs, par exemple: actions de technologies propres dans les actions cotées, les actions à capital privé et le capital-risque; infrastructure à faible émission de carbone; finance responsable; immobilier vert, foresterie et agriculture durables.

Dans de nombreux cas, les investisseurs prennent déjà implicitement en compte ces facteurs, sans toutefois les articuler: les ODD fournissent un langage commun permettant de définir et d’articuler une telle stratégie d’investissement.

Impact ESG dans les décisions des investisseurs

Si les indicateurs extra-financiers donnent une visibilité accrue aux investisseurs dans le cadre du reporting extra-financier, les apporteurs de capitaux entendent maintenant mesurer l’impact sociétal positif de leurs portefeuilles. Aujourd’hui, beaucoup d’investisseurs veulent aller plus loin et mesurer l’impact environnemental et social de leurs portefeuilles. Cette approche a d’abord été environnementale et plus particulièrement axée sur le climat. Mais les investisseurs élargissent leurs pratiques et adoptent progressivement les Objectifs de Développement Durable (ODD) comme référentiel partagé pour communiquer sur l’impact de leurs démarches. Ils ont ainsi formulé de nouvelles demandes auprès des agences de notation extra-financière qui développent progressivement de nouveaux modèles d’évaluation loin d’être encore standardisés.

Contribution sociétale positive

Le graphique ci-dessous explique la hiérarchisation des indicateurs pour traduire l’impact. On évolue de mesures de progrès, vers des mesures d’impact ou intensité qui finalement doivent être appréciées selon leur efficacité. Les indicateurs doivent traduire l’efficacité des politiques en faveur d’une contribution sociétale à impact positif.

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Le reporting GREEN BOND est publié par 74% des émetteurs d’obligations vertes


Le marché mondial des obligations vertes représentait 200 milliards US$ en 2017.

La croissance de ce marché démontre qu’il existe des opportunités d’investissement durable à revenu fixe, et que les obligations vertes peuvent être utilisées comme un outil pour conduire une transition vers une économie bas carbone résiliente au climat. Bien que les directives nationales ou régionales diffèrent, elles contiennent des exigences et recommandations communes. De plus, il existe des normes qui fournissent un cadre de reporting (Climate Bonds Standard 2012, Green Bound Principles 2014 ou en social, les Social Bound Principles 2018). Selon les régions, le marché des obligations vertes est tenue à une déclaration post-émission pour rendre compte dans quelle mesure le acteurs gèrent l’allocation des fonds des projets d’obligations vertes. Si les rapports d’impact ne sont pas obligatoires selon les directives, ils deviennent néanmoins une bonne pratique reconnue.

Le terme «rapport d’impact» est utilisé pour définir tout type de rapport qui cherche à quantifier les impacts sur le climat ou calculer l’impact environnemental d’un projet / actif. Pour les investisseurs, il permet de mesurer les externalités positives de leurs investissements.

Principes de reporting selon les GPB ou SBP

  • Editer un reporting annuel d’impact avec mesure réelle de l’impact final
  • Adopter une approche projet par projet (ou projets agrégés) du portefeuille de projets à impact positif (inclure la liste des projets et une description succincte)
  • Être transparent sur la part financée (les montants concernés et l’impact attendu de ces investissements)
  • Prendre en compte des risques environnementaux, sociaux et économiques couverts en alignement avec les Objectifs de développement durable (ODD)
  • Publier des indicateurs de performance à la fois qualitatifs et quantitatifs en présentant de présenter la méthodologie et les hypothèses utilisées pour les évaluations quantitatives (selon les modèles d’évaluation d’impact applicables au niveau projet et au niveau portefeuille – référence sur ICMA)
  • Publier des indicateurs de performance à la fois qualitatifs et quantitatifs en présentant de présenter la méthodologie et les hypothèses utilisées pour les évaluations quantitatives (selon les modèles d’évaluation d’impact applicables au niveau projet et au niveau portefeuille – référence sur ICMA)
  • Sur le risque climat, inclure un reporting obligatoire des GES du Scope 1 et 2  et en option, du Scope 3.

Les normes Climate Bonds Standards et Green Bond Principles soulignent toutes deux que les émetteurs doivent informer les investisseurs, après l’émission, de la manière dont le produit des obligations est réparti. À ce jour, très peu d’informations rassemblées ont été recueillies sur le contenu et la qualité des informations fournies.

Climate Bonds Initiative vient de publier une première étude sur les tendances et meilleures pratiques.

CONCLUSIONS DE L’ETUDE

Il existe des rapports publiés pour 74% des obligations vertes émises avant le 1er avril 2016. La plupart des émetteurs publient annuellement un rapport. Le contenu et la qualité des rapports varient, mais sont généralement meilleurs pour les grands émetteurs fréquents. Les rapports s’améliorent mais il y a peu de cohérence entre les marchés rendant la comparaison difficile. Il y a une tendance croissante à la déclaration d’impact (selon les ODD). Le reporting d’impact est utile pour l’investisseur, mais il convient de trouver un équilibre entre des rapports utiles et des exigences de reporting trop lourdes. Plus de 40% des émetteurs publient un rapport d’impact climatique.

Les rapports varient considérablement d’un émetteur à l’autre à la fois dans le contenu et le format. Alors que les émetteurs ont leur propre style et contexte de rapport, leur disparité rend difficile de comparer et évaluer les rapports à travers les secteurs.

France: 84% (en nombre) des fonds d'obligations vertes ont publié un rapport. Ce taux est inférieur à d'autres pays européens mais la qualité du reporting est supérieure. La foncière Icade obtient la meilleure note du Climate Bonds Initiative pour son reporting Green Bond.

Télécharger l’étude

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Dolores LARROQUE Experte en stratégie et reporting extra-financier

dolores.larroque@materiality-reporting.com

Tel +33 (0) 6 86 20 19 74

www.materiality-reporting.com

Après la RSE, lançons tous ensemble la RSF

RSFDans un contexte national où les décisions publiques semblent être de plus en plus contestées voire totalement incomprises, un nouvel impératif tend à s’imposer : l’acceptabilité sociétale. Elle émerge alors que les projets publics font l’objet d’une contestation grandissante de couleur jaune sur des projets verts et bleus.

De l’acceptabilité sociale à l’acceptabilité sociétale

L’acceptabilité sociale : « Assentiment de la population à un projet ou à une décision résultant du jugement collectif que ce projet ou cette décision est supérieur aux alternatives connues ». L’acceptabilité sociale traduit une question de valeurs et de croyances partagées.

L’acceptabilité sociale résulte d’un processus de construction collective des conditions pour qu’une politique s’intègre harmonieusement dans son milieu naturel et humain. L’acceptabilité émerge en tant qu’enjeu majeur car le gouvernement français doit reconnaître les répercussions qu’un problème d’acceptabilité sociale peut engendrer pour sa réputation, pour le succès des réformes et le développement économique à long terme. L’acceptabilité sociale est perçue  comme une condition pour la réalisation de projets de développement suscitant des débats sur des questions environnementales, telles que la taxe « carbone ». L’acceptabilité sociétale s’inscrit comme une nouvelle dynamique sociale et démocratiqueL’acceptabilité s’inscrit dans une conception managériale de la société, c’est exiger d’ouvrir les débats à un dialogue tenant compte des revendications citoyennes pour une économie plus ancrée dans les territoires et proches du quotidien. Dans une démarche d’acceptabilité sociétale, l’engagement vis-à-vis des parties prenantes relève d’une stratégie de communication bidirectionnelle et symétrique. Les parties prenantes veulent s’influencer mutuellement, pour transformer durablement leur écosystème. 

La parole aux citoyens

L’acceptabilité sociétale apparaît comme une notion du changement démocratique plus constructif. Il est donc souhaitable de mettre en place rapidement des outils de dialogue avec la population pour ancrer les décisions et les projets dans le tissu social avant même que ceux-ci ne prennent forme. Ce dialogue s’inscrit dans la notion de démocratie participative, laquelle tend de nos jours à restructurer les décisions publiques et même privées. La démocratie participative et les processus délibératifs sont l’occasion de débattre et de donner corps à un modèle de développement durable, alors que s’estompe une vision du progrès héritée de la crise verte et jaune. Sur www.change.org ou laffairedusiecle.net,  des citoyennes et des citoyens lancent des campagnes et des pétitions pour que leurs droits fondamentaux soient garantis face aux problèmes sociaux et au changement climatique et mobilisent des sympathisants pour créer des solutions.

Vers le RIC

Le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) s’impose donc comme un moyen de redonner la parole au peuple français. Dans un contexte d’affaiblissement des corps intermédiaires (groupes sociaux et humains, situés entre l’individu et l’État, indépendants et autonomes = partis politiques, syndicats, associations,…), il apparaît un besoin fort d’expression des citoyens qui ne se sentent pas assez représentés. De plus, les citoyens nationaux ont l’impression que les décisions politiques se prennent ailleurs, au niveau européen, des juges, des autorités administratives, etc. Il convient donc de réinjecter de la démocratie directe dans le système représentatif qui n’est pas reconnu.

DUDHLa Déclaration Universelle des Droits de l’Homme donne raison sur ce point dans l’article 6 :  » Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique. » et dans l’article 19 :  » Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. ».

Cependant, la démocratie représentative, c’est la stabilité et la conduite d’actions politiques sur le moyen ou long terme avec la garantie que cette action ne soit pas contrariée par des initiatives populaires successives et désordonnées. 

D’où la RSF en passant par les ODD

Selon la norme internationale du développement durable (ISO 26000:2010), la RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations) transposée aux entreprises en RSE, donne un cadre d’inspiration à notre France pour devenir la RSF (Responsabilité Sociétale Française).

ODD
Les 17 ODD internationaux

Le référentiel des Nations Unies pour les ODD (Objectifs de Développement Durable) exige la détermination d’une feuille de route stratégique et ambitieuse pour la France. La France, ayant engagé un plan d’atteinte des objectifs depuis 2015, se place 5e au plan mondial sur la mise en œuvre des ODD. Au travers de l’élaboration d’une première feuille de route, la France a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre les Objectifs de Développement Durable. Il s’agit d’assurer la cohérence des politiques en faveur du développement durable et de renforcer la synergie dans la mise en œuvre entre l’agenda 2030 et l’accord de Paris. La feuille de route des ODD par la France est pilotée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes. Elle est portée par un comité regroupant ministères et société civile. Ce comité veille à la coordination de son élaboration et de sa mise en œuvre, et à la mobilisation de l’ensemble des acteurs. La France, qui prend conscience de certaines faiblesses structurelles pour atteindre ses objectifs nationaux, a accéléré la mise en œuvre des ODD. L’identification d’enjeux prioritaires en matière d’ODD s’apparente à une analyse de matérialité. Elle s’avère indispensable pour mesurer la réalité des performances en regard des discours, des promesses et des objectifs, qui souvent la masquent en donnant l’impression que la promesse ou l’annonce de l’objectif suffit à sa mise en œuvre effective. Elle n’est pas exclusive d’un examen complet des progrès au tamis des grilles d’indicateurs traditionnels et adaptés aux ODD. Elle permet aussi d’identifier la spécificité des ODD en regard des politiques publiques. 

La France risque de ne pas atteindre 75% de ces cibles ODD en 2030

ODD FranceUn récent rapport de l’IDDRI analyse que pour les 29 cibles (sur 169 de l’Agenda 2030), sélectionnées en fonction de leur importance dans le contexte français,  la France risque de ne pas atteindre 75% d’entre elles en 2030. Un groupe de travail de plus de 100 participants sur la déclinaison française des indicateurs de suivi des ODD a été mis en place, au sein du Conseil National de l’Information Statistique (CNIS). Les travaux du groupe ont permis de proposer un tableau de bord de 98 indicateurs, jugés pertinents par rapport aux stratégies françaises et pour lesquels la pérennité à horizon 2030 semble assurée et la méthodologie robuste et publique. Parmi les indicateurs retenus, on trouve notamment l’ensemble des nouveaux indicateurs de richesse et de pauvreté. La nouvelle feuille de route stratégique sera finalisée d’ici à juin 2019.

Mais en France, l’appropriation des ODD par la société civile est limitée. A l’exception des associations de coopération, les ODD ne sont pas encore utilisés concrètement par les associations ou syndicats. Il doit être aussi constaté une appropriation variable des ODD par les entreprises : nombre d’entreprises semblent bien informées des ODD, à commencer par celles qui proposent des solutions «ODD-compatibles», et pour lesquelles, les ODD sont une opportunité de développement. Pour d’autres, les ODD constituent un nouveau cadre de reporting et de redevabilité en matière de responsabilité sociale et environnementale, sans qu’il soit encore clair aujourd’hui si les ODD y apportent quoique ce soit de nouveau dans leur stratégie. 

En conclusion

Le contexte actuel d’attentes fortes en matière de démocratie participative et directe offre le cadre d’engagement des parties prenantes pour définir les enjeux pertinents au développement durable de notre société. Ne laissons pas passer cette chance de mettre en place une RESPONSABILITÉ SOCIETALE FRANCAISE. Tous acteurs de notre changement !!!

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Références de l’article

DPEF et matérialité : convergence ou divergence ?

dreamstime_s_60636703C’est la rentrée du reporting et l’arrivée des préoccupations des managers d’entreprise sur la meilleure façon d’être conforme aux textes réglementaires.
Les entreprises françaises au-delà de certains seuils devront publier leur prochain reporting RSE en utilisant le cadre légal de la DPEF. Il signe l’arrêt de l’obligation d’exhaustivité du reporting et introduit une forte recommandation pour une approche spécifique et pertinente.

Certaines entreprises s’attachant au texte de la loi plus qu’à l’esprit de la loi ont initié une analyse de leurs risques économiques, sociaux et environnementaux comme socle de leur prochaine déclaration de performance extra-financière.

Est-ce suffisant et satisfaisant ? Non, car l’importance de la matérialité est largement soulignée par les cadres internationaux ainsi que dans les normes financières. Les entreprises doivent développer des processus pour écouter davantage les investisseurs, les donneurs d’ordre et autres parties prenantes internes et externes. Cela permet de comprendre où la valeur se crée. Ce point de vue éclaire votre direction générale et votre conseil d’administration dans l’élaboration d’une vision plus globale et intégrée de l’entreprise.

Revenons sur la Directive Européenne 2014/95/UE sur le reporting non-financier, le texte précise : « Les entreprises relevant de la directive devraient fournir des informations pertinentes en ce qui concerne les questions qui apparaissent comme étant le plus susceptibles de conduire à la concrétisation des principaux risques d’incidences graves, de même que ceux qui se sont déjà concrétisés. L’importance de ces incidences devrait être évaluée à l’aune de leur ampleur et de leur gravité. Les risques d’incidences négatives peuvent découler des propres activités de l’entreprise ou peuvent être liés à ses activités et, lorsque cela s’avère pertinent et proportionné, à ses produits, à ses services et à ses relations d’affaires, y compris ses chaînes d’approvisionnement et de sous-traitance. »

L’analyse des risques doit donner lieu à une identification des facteurs pouvant générer des tendances négatives. Mais l’approche positive est à conserver également en prenant en compte les opportunités qui vont permettre de créer un modèle d’affaires résilient et durable.

Pour les investisseurs, la matérialité financière correspond à tout facteur pouvant avoir un impact actuel ou futur sur les leviers de développement des entreprises, leur position concurrentielle et sur la création de valeur à long terme pour les actionnaires. Cette définition se concentre sur la perspective de l’investisseur et avant tout sur la capacité de création de valeur. Cette définition de la matérialité du point de vue des actionnaires souligne l’impact des facteurs de développement durable sur les principaux moteurs de la valeur d’une entreprise :

  1. la croissance
  2. la rentabilité
  3. l’efficacité du capital
  4. l’exposition au risque.

Cette matérialité financière si elle inclut l’analyse des risques, prend également en compte les facteurs de croissance, rentabilité et efficacité du capital. Aussi l’approche de la matérialité globale est bien plus large qu’une analyse des risques.

La matérialité est un processus complet qui part de l’évaluation des impacts sur l’écosystème dans son ensemble et leurs risques inhérents : tous les enjeux internes ou externes qui peuvent affecter le développement et la pérennité de l’entreprise. La matérialité s’intéresse aux périmètres de ces enjeux : partenaires internes ou parties prenantes externes qui sont classifiées dans une cartographie les groupant par type d’enjeux. La matérialité prendra en compte les méga-tendances, les activités des entreprises dans le secteur, les opportunités créées par les attentes des parties prenantes en lien avec des besoins existants ou futurs. Le processus de matérialité permet de présenter les composantes du modèle d’affaires de l’entreprise.

A noter que la matérialité réduit l’infobésité des rapports. L’AMF (Autorité des Marchés Financiers) souligne dans son rapport d’étude que « Le volume croissant de l’information extra-financière devrait conduire les sociétés à privilégier des démarches visant tant à sa simplification qu’au renforcement de sa pertinence, ce qui implique sans doute un effort de concision des messages et de sélection des indicateurs. »

DPEF et MATERIALITE = CONVERGENCE et renforcement du modèle économique des entreprises.


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