Alliance de IIRC, GRI, SASB, CDSB et CDP et de l’Europe pour une solution globale commune de reporting

Cinq organisations mondiales, IIRC, GRI, SASB, CDSB et CDP, guident aujourd’hui les entreprises en matière de reporting financier et extra-financier. Elles viennent d’annoncer un projet commun pour établir ensemble des axes de travail pour progresser vers une information publiée, plus intégrée et plus transparente.

Pour préserver la confiance dans les affaires et parvenir à une stabilité financière durable, les parties prenantes concernées sont en attente d’une plus grande efficacité et pertinence du reporting. Cependant, la grande complexité des pratiques de reporting rend difficile l’élaboration d’une solution globale pour la communication de l’information par les entreprises et une urgence d’alignement de ces différents standards s’impose.

Les rapports d’entreprise sont un moyen par lequel les parties prenantes, y compris les investisseurs, peuvent comprendre et évaluer la rentabilité des entreprises, tout comme les entreprises elles-mêmes peuvent utiliser l’information pour éclairer la prise de décision en interne. L’information financière est arrivée à un point élevé de maturité grâce à des normes comptables internationalement reconnues qui apportent transparence, responsabilité et efficacité sur les marchés financiers du monde entier. Le reporting en matière de développement durable est nécessairement plus complexe que la présentation de rapports financiers pour 3 raisons majeures :

  1. Certains utilisateurs de l’information sur la durabilité, comme les apporteurs de capitaux financiers, partagent le même objectif primaire que les utilisateurs de l’information financière – à savoir prendre des décisions d’ordre économique. Toutefois, il existe une variété d’autres utilisateurs de l’information sur la durabilité. Cette diversité de parties prenantes est importante pour la détermination des enjeux sur lesquels les entreprises publient des informations, ainsi que dans le choix des canaux de communication.
  2. La nature des sujets de durabilité, y compris leur intérêt pour différents types d’utilisateurs de l’information et leur influence sur les performances des entreprises, évolue constamment, parfois lentement mais parfois plus rapidement. Le concept de « matérialité dynamique » s’appuie sur la prise en compte de l’importance relative. Le modèle de la matérialité dynamique offre la possibilité de saisir l’évolution des questions matérielles dans un environnement caractérisé par un changement rapide et influencé par les principales parties prenantes de l’entreprise. Avec les notations annuelles, le modèle dominant d’analyse ESG produit des signaux lents qui ont une valeur limitée pour les gestionnaires d’actifs qui cherchent à obtenir des informations exploitables et actualisées. Au fur et à mesure que l’investissement ESG progresse, il devient nécessaire d’adopter une taxonomie et une technologie capables de traiter la profusion des données non structurées dans le monde et en temps opportun.
  3. Il existe une perception erronée et généralisée qui amalgame l’information en matière de développement durable avec l’écosystème en expansion des évaluations, des indices et des outils d’analyse connexes, qui s’appuient sur le reporting.

Globalement, cette confusion parmi les émetteurs et utilisateurs de l’information extra-financière a rendu plus difficile la comparabilité des rapports d’entreprise. Les 5 organisations se sont donc réunies pour aider à résoudre cette confusion et pour montrer leur engagement à travailler à la mise en place d’un système global de reporting. Ces institutions, qui ont normalisé le reporting de manière historique, ont publié une déclaration conjointe d’avancer collectivement en partenariat avec quatre autres acteurs essentiels, IOSCO, IFRS, the European Commission et the World Economic Forum’s International Business Council.

EN CONCLUSION : Le temps est venu d’élaborer une solution cohérente sur le marché et à l’échelle mondiale pour les normes de reporting en développement durable. Le changement climatique, la pandémie mondiale et le lien de plus en plus clair entre la performance durable et les risques financiers poussent à la collaboration entre les cadres existants. Il existe une nécessité de connecter ces futures normes au rapport annuel intégré. Ce modèle permettrait également d’intégrer les éléments définis par la TCFD (gouvernance, stratégie, gestion des risques, paramètres et cibles), d’appliquer ces éléments à tous les sujets liés à la durabilité et de les intégrer dans la gestion des affaires avec le même niveau de qualité et de contrôle que celui que nous observons dans les rapports financiers. C’est à travers une solution basée sur un partenariat public-privé que nous pouvons obtenir l’acceptation des normes par toutes les parties prenantes, tout en fournissant une légitimité appropriée et un mandat public. Il existe une reconnaissance du rôle de premier plan que l’Europe occupe déjà notamment concernant son leadership dans la mise en oeuvre de son accord vert. La taxonomie de l’UE pour la finance durable fournit un exemple de la manière dont les normes mondiales peuvent être complétées par des exigences juridictionnelles. Le rôle de l’Europe est donc crucial pour parvenir à une solution globale.

Lire le rapport « Statement of Intent to Work Together Towards Comprehensive Corporate Reporting »


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