Après la RSE, lançons tous ensemble la RSF

RSFDans un contexte national où les décisions publiques semblent être de plus en plus contestées voire totalement incomprises, un nouvel impératif tend à s’imposer : l’acceptabilité sociétale. Elle émerge alors que les projets publics font l’objet d’une contestation grandissante de couleur jaune sur des projets verts et bleus.

De l’acceptabilité sociale à l’acceptabilité sociétale

L’acceptabilité sociale : « Assentiment de la population à un projet ou à une décision résultant du jugement collectif que ce projet ou cette décision est supérieur aux alternatives connues ». L’acceptabilité sociale traduit une question de valeurs et de croyances partagées.

L’acceptabilité sociale résulte d’un processus de construction collective des conditions pour qu’une politique s’intègre harmonieusement dans son milieu naturel et humain. L’acceptabilité émerge en tant qu’enjeu majeur car le gouvernement français doit reconnaître les répercussions qu’un problème d’acceptabilité sociale peut engendrer pour sa réputation, pour le succès des réformes et le développement économique à long terme. L’acceptabilité sociale est perçue  comme une condition pour la réalisation de projets de développement suscitant des débats sur des questions environnementales, telles que la taxe « carbone ». L’acceptabilité sociétale s’inscrit comme une nouvelle dynamique sociale et démocratiqueL’acceptabilité s’inscrit dans une conception managériale de la société, c’est exiger d’ouvrir les débats à un dialogue tenant compte des revendications citoyennes pour une économie plus ancrée dans les territoires et proches du quotidien. Dans une démarche d’acceptabilité sociétale, l’engagement vis-à-vis des parties prenantes relève d’une stratégie de communication bidirectionnelle et symétrique. Les parties prenantes veulent s’influencer mutuellement, pour transformer durablement leur écosystème. 

La parole aux citoyens

L’acceptabilité sociétale apparaît comme une notion du changement démocratique plus constructif. Il est donc souhaitable de mettre en place rapidement des outils de dialogue avec la population pour ancrer les décisions et les projets dans le tissu social avant même que ceux-ci ne prennent forme. Ce dialogue s’inscrit dans la notion de démocratie participative, laquelle tend de nos jours à restructurer les décisions publiques et même privées. La démocratie participative et les processus délibératifs sont l’occasion de débattre et de donner corps à un modèle de développement durable, alors que s’estompe une vision du progrès héritée de la crise verte et jaune. Sur www.change.org ou laffairedusiecle.net,  des citoyennes et des citoyens lancent des campagnes et des pétitions pour que leurs droits fondamentaux soient garantis face aux problèmes sociaux et au changement climatique et mobilisent des sympathisants pour créer des solutions.

Vers le RIC

Le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) s’impose donc comme un moyen de redonner la parole au peuple français. Dans un contexte d’affaiblissement des corps intermédiaires (groupes sociaux et humains, situés entre l’individu et l’État, indépendants et autonomes = partis politiques, syndicats, associations,…), il apparaît un besoin fort d’expression des citoyens qui ne se sentent pas assez représentés. De plus, les citoyens nationaux ont l’impression que les décisions politiques se prennent ailleurs, au niveau européen, des juges, des autorités administratives, etc. Il convient donc de réinjecter de la démocratie directe dans le système représentatif qui n’est pas reconnu.

DUDHLa Déclaration Universelle des Droits de l’Homme donne raison sur ce point dans l’article 6 :  » Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique. » et dans l’article 19 :  » Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. ».

Cependant, la démocratie représentative, c’est la stabilité et la conduite d’actions politiques sur le moyen ou long terme avec la garantie que cette action ne soit pas contrariée par des initiatives populaires successives et désordonnées. 

D’où la RSF en passant par les ODD

Selon la norme internationale du développement durable (ISO 26000:2010), la RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations) transposée aux entreprises en RSE, donne un cadre d’inspiration à notre France pour devenir la RSF (Responsabilité Sociétale Française).

ODD
Les 17 ODD internationaux

Le référentiel des Nations Unies pour les ODD (Objectifs de Développement Durable) exige la détermination d’une feuille de route stratégique et ambitieuse pour la France. La France, ayant engagé un plan d’atteinte des objectifs depuis 2015, se place 5e au plan mondial sur la mise en œuvre des ODD. Au travers de l’élaboration d’une première feuille de route, la France a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre les Objectifs de Développement Durable. Il s’agit d’assurer la cohérence des politiques en faveur du développement durable et de renforcer la synergie dans la mise en œuvre entre l’agenda 2030 et l’accord de Paris. La feuille de route des ODD par la France est pilotée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes. Elle est portée par un comité regroupant ministères et société civile. Ce comité veille à la coordination de son élaboration et de sa mise en œuvre, et à la mobilisation de l’ensemble des acteurs. La France, qui prend conscience de certaines faiblesses structurelles pour atteindre ses objectifs nationaux, a accéléré la mise en œuvre des ODD. L’identification d’enjeux prioritaires en matière d’ODD s’apparente à une analyse de matérialité. Elle s’avère indispensable pour mesurer la réalité des performances en regard des discours, des promesses et des objectifs, qui souvent la masquent en donnant l’impression que la promesse ou l’annonce de l’objectif suffit à sa mise en œuvre effective. Elle n’est pas exclusive d’un examen complet des progrès au tamis des grilles d’indicateurs traditionnels et adaptés aux ODD. Elle permet aussi d’identifier la spécificité des ODD en regard des politiques publiques. 

La France risque de ne pas atteindre 75% de ces cibles ODD en 2030

ODD FranceUn récent rapport de l’IDDRI analyse que pour les 29 cibles (sur 169 de l’Agenda 2030), sélectionnées en fonction de leur importance dans le contexte français,  la France risque de ne pas atteindre 75% d’entre elles en 2030. Un groupe de travail de plus de 100 participants sur la déclinaison française des indicateurs de suivi des ODD a été mis en place, au sein du Conseil National de l’Information Statistique (CNIS). Les travaux du groupe ont permis de proposer un tableau de bord de 98 indicateurs, jugés pertinents par rapport aux stratégies françaises et pour lesquels la pérennité à horizon 2030 semble assurée et la méthodologie robuste et publique. Parmi les indicateurs retenus, on trouve notamment l’ensemble des nouveaux indicateurs de richesse et de pauvreté. La nouvelle feuille de route stratégique sera finalisée d’ici à juin 2019.

Mais en France, l’appropriation des ODD par la société civile est limitée. A l’exception des associations de coopération, les ODD ne sont pas encore utilisés concrètement par les associations ou syndicats. Il doit être aussi constaté une appropriation variable des ODD par les entreprises : nombre d’entreprises semblent bien informées des ODD, à commencer par celles qui proposent des solutions «ODD-compatibles», et pour lesquelles, les ODD sont une opportunité de développement. Pour d’autres, les ODD constituent un nouveau cadre de reporting et de redevabilité en matière de responsabilité sociale et environnementale, sans qu’il soit encore clair aujourd’hui si les ODD y apportent quoique ce soit de nouveau dans leur stratégie. 

En conclusion

Le contexte actuel d’attentes fortes en matière de démocratie participative et directe offre le cadre d’engagement des parties prenantes pour définir les enjeux pertinents au développement durable de notre société. Ne laissons pas passer cette chance de mettre en place une RESPONSABILITÉ SOCIETALE FRANCAISE. Tous acteurs de notre changement !!!

Nous sommes à votre disposition pour vous aider à améliorer votre réputation et valeur sociétale.

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MATERIALITY-Reporting est une agence conseil en stratégie et reporting extra-financier, experte et innovante, spécialisée dans la pertinence et la performance de la RSE pour vous aider à améliorer la valeur sociétale de votre entreprise. Depuis 2013, MATERIALITY-Reporting a été choisi par GRI comme l’unique GRI DATA PARTNER pour la France.  MATERIALITY-Reporting collecte et analyse les rapports des entreprises françaises pour les inscrire dans la base mondiale de GRI. Plus de 70% des rapports français publiés, l’ont été par notre. Cette position nous permet d’observer et d’analyse les rapports RSE et d’identifier les meilleures pratiques.

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CONTACT : Dolores LARROQUE
Experte en stratégie et reporting extra-financier
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