Les entreprises rencontrent des difficultés pour leur reporting des thèmes sociétaux

Orée2014Pour la deuxième année consécutive, le réseau ORÉE publie, avec le soutien du Ministère de l’Ecologie, une étude sur l’application du dispositif français de reporting extra financier réglementaire. Ce bilan porte sur l’exercice 2013 : étaient concernées par la publication d’informations sociales, environnementales et sociétales, l’ensemble des entreprises cotées, ainsi que toutes les entreprises non cotées de plus de 2 000 salariés et 400 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de bilan. L’échantillon retenu se compose des 15 plus importantes capitalisations boursières du CAC 40 (contre 20 pour le premier bilan), des 15 plus faibles capitalisations boursières du SBF 120 (contre 20 pour le premier bilan) et de 20 entreprises non cotées.

PRINCIPAUX RÉSULTATS
Dans l’ensemble, les données sociales sont celles qui ont été le plus renseignées. Ceci peut s’expliquer par une pratique de reporting social plus ancrée, datant de l’instauration du bilan social en 1977. Les données environnementales arrivent ensuite, les données sociétales étant celles pour lesquelles la non-publication d’informations sans justification a été la plus importante, que ce soit de la part des entreprises cotées ou non cotées. Ceci donne la confirmation que les thèmes sociétaux sont complexes à aborder pour les entreprises et que ces sujets ont un champ d’application trop vaste pour que les réponses des entreprises soient précises et comparables entre elles.

Trois thématiques ont particulièrement été analysées et font l’objet de focus spécifiques.
 Biodiversité :
– Cet item est mieux renseigné par les entreprises qu’en 2012 ; – Certaines entreprises mettent en œuvre des démarches proactives (actions correctives et prospectives) en la matière en dépassant la simple approche d’impacts et en s’inscrivant dans des actions tant nationales qu’internationales ; – Les entreprises doivent encore davantage prendre conscience de l’interdépendance de leurs activités avec la biodiversité.
 Ancrage local :
– Cet item est globalement mieux renseigné que l’année dernière ; – Les entreprises sont en recherche d’outils pour évaluer leurs impacts sur les populations et la
vie économique locales ; – Elles cherchent souvent à présenter les impacts positifs plutôt que négatifs ; – Cet item reste encore très vaste et complexe à interpréter pour les entreprises. Il serait donc intéressant d’en préciser les contours afin d’améliorer la comparabilité des informations entre entreprises.
 Chaîne d’approvisionnement :
– Les entreprises utilisent différents outils de prise en compte de la RSE dans les relations avec les fournisseurs et sous-traitants ; – L’importance de la sous-traitance est mal renseignée par rapport aux deux autres sujets que sont la description des relations avec la chaîne d’approvisionnement et la prise en compte de la RSE dans la politique d’achat ;
– Les entreprises non cotées se sont emparées de cette thématique de la sous-traitance alors qu’elles n’y étaient pas obligées.

oree-rapport-bilan-annee-2-application-dispositif-francais-reporting-extra-financier

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :