L’ERAFP réalise la première empreinte carbone de ses investissements en actions cotées

RAFP-logo quadriL’Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique vient de publier les résultats de la mesure de l’empreinte carbone de ses investissements en actions cotées. Réalisée à partir de la liste des participations de l’ERAFP en actions cotées de grandes entreprises de la zone OCDE à la date du 30 septembre 2013, l’étude consolide les données relatives aux émissions de gaz à effet de serre (GES) de chaque entreprise pour calculer l’intensité carbone du portefeuille et la comparer avec celle d’un indice de marché pertinent. L’étude a utilisé les données rendues disponibles par les sociétés sur leurs émissions de GES directes (niveau 1) et indirectes (niveau 2 et fournisseurs de premier rang). Les résultats de l’étude montrent que :

  • l’intensité carbone du portefeuille consolidé d’actions de l’ERAFP s’élève à 329 tonnes équivalent CO2 par million d’euros de chiffre d’affaire ;
  • l’intensité carbone du portefeuille de l’ERAFP est inférieure de 19 % à celle de l’indice demarché MSCI All World Index ;
  • cette meilleure performance par rapport à l’indice de marché reflète en partie l’impact de la stratégie de gestion best in class de l’ERAFP visant à n’investir que dans les meilleures sociétés de chaque secteur du point de vue environnemental, social et de la gouvernance.

C’est une première pour un investisseur institutionnel en France. Il faudra tirer quelques enseignements de cette expérience pionnière, pour l’ERAFP bien sûr, mais aussi dans la perspective d’un élargissement ou d’un approfondissement du reporting ESG des investisseurs.

Le reporting environnemental social et environnemental demandé aux sociétés de gestion d’actifs par l’article 224 de la loi Grenelle 2 pourrait :

  • non seulement être étendu aux investisseurs institutionnels (puisque ce n’est pas le cas aujourd’hui) ;
  • mais aussi inclure systématiquement l’empreinte carbone des portefeuilles action ou l’évaluation durisque climatique qui leur est associé.

C’est la condition nécessaire pour, ensuite, demander aux investisseurs d’élaborer des stratégies « bas carbone »… que le changement climatique rendra très certainement nécessaire dans un avenir proche, et d’en rendre compte. Pour les sociétés de gestion, une telle extension de leur obligation de reporting ESG, permettrait d’aller vers une « étiquette carbone » par fonds, rendant plus tangibles, plus « matériels » les résultats du reporting ESG.

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